|
Telle est la volonté des dirigeants et des adhérents de l'Association des jeunes espoirs. C'est une assemblée générale à l'image même de leur association que viennent de tenir les Jeunes espoirs de Luxeuil, c'est-à-dire pleine de vie, d'envie, de fougue. Devant des adhérents si prompts à s'exprimer qu'on frôle le chahut, Mohamed Benchagra, l'animateur de l'association, n'en est pas moins parvenu à dérouler clairement la liste des actions entreprises lors de l'exercice écoulé et à évoquer les projets à mener, face à une assistance où avaient pris place trois adjoints au maire : Brigitte Marotel, Martine Pinelli et Francis Lardeur. Donner une âme au quartier Dans leurs locaux qu'ils ont activement contribué à rendre plus pimpants et plus accueillants encore, les Jeunes espoirs continuent à cultiver le plaisir d'être ensemble et de poursuivre les missions de l'association, en matière d'activités ludiques, culturelles, sociales, voire d'insertion professionnelle. Pour ce faire, elle vient de se doter de six ordinateurs qui seront reliés à Internet en haut débit. Un matériel qui permettra également aux passionnés d'informatique de travailler et de surfer sur « la toile ». Une autre entreprise à laquelle l'AJEL s'est consacrée porte sur l'amélioration du cadre de vie dans le Messier. « Insuffler une âme à notre quartier est une priorité pour nous comme pour vous pour les années à venir », a déclaré M. Benchagra, rappelant le bon exemple observé lors de la dernière fête de la Musique : « Elle aura permis de rapprocher les résidant, quels que soient leur sexe, leur âge ou leur origine, autour de la musique et de la danse. »
Et d'enchainer : « On pourrait aussi citer les chantiers jeunes », mis en place en partenariat avec les HLM, qui redonnent des couleurs à nos habitations. C'est notre volonté, donc, de continuer dans cette démarche. Développer chaque année de nouvelles actions et animations sont nos soucis quotidiens. » S'impliquer plus encore demandera du temps et de l'énergie supplémentaires. A ce sujet, l'association recevra prochainement le renfort d'une animatrice bénéficiant d'un poste à temps partiel qui viendra étayer le travail réalisé par Mohamed Benchagra et par les bénévoles. Sur ce point, on remarque que, les années passant, les adhérents du premier jours, gagnant en maturité, sont aujourd'hui en capacité de jouer les grands frères auprès des plus jeunes, veillant aux écarts possibles et canalisant les énergies trop débordantes. Ce qui ne signifie pas que l'on bride les enthousiasmes, à l'AJEL. Tout juste tient-on à leur garder un caractère cohérent. Voilà pourquoi les suggestions fusant de la salle à propos de la construction d'un local pour y installer une salle de boxe thaî ou la création d'un club de football ont trouvé des réponses plus que tempérées, tant de la part de l'adjointe au maire, Brigitte Marotel, que de M. Benchagra qui invite ses camarades à déposer leurs projets pour en vérifier la faisabilité. Une façon de dire qu'il ne suffit pas de demander pour obtenir.
|