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L'association des jeunes espoirs luxoviens continue dans son action et attend en retour un soutien des instances concernées. La présence à son assemblée générale du maire, Michel Gabillot, et du sous-préfet, Jacques Destouches, reflète clairement l'intérêt suscité, au niveau des autorités, par l'action entreprise au fil des ans, par l'Association des jeunes espoirs luxoviens (AJEL). Une forme de reconnaissance appréciée par les responsables qui n'en restent pas moins demandeurs d'un surcroît d'attention. Avec 83 adhérents, l'AJEL se porte bien et ses multiples activités sont autant de signes de sa vitalité. Des activités que Mohamed Benchagra, l'animateur, s'est chargé d'égrener en l'absence du président, Halem Bouchaïr, rappelant que l'action sociale et éducative demeure la préoccupation principale des responsables de l'association. « Dans un espace où l'idée de vivre ensemble reste d'actualité quand l'individualité d'un côté, et le communautarisme de l'autre, s'installent dans notre société, l'objectif de partager, de se connaître, d'être acteur de la cité requiert tous nos moyens », insista-t-il, prônant la modestie, l'effort, le travail et le partenariat comme outils de réussite et soulignant la nécessité pour les jeunes de se prendre en main pour voir aboutir leurs projets. Des projets, comme l'a fait valoir la lecture du rapport d'activités, l'AJEL en met en place tout au long de l'année (sorties, spectacles, aides éducatives, médiation, site internet, participation à la décoration de Noël, à la fête des voisins, à la fête de quartier, etc. ) et en concocte déjà de nouveaux. Le Messier : redorer le blason Parmi les perspectives nouvelles présentes sur la liste donnée par Myriam Bouchaïr, on retiendra la mise en place d'un journal, cet automne, qui constituera un intéressant lien social. L'association va également s'investir dans la création d'un comité de quartier regroupant des habitants et les représentants des diverses structures présentes au Messier. Le Messier dont les dirigeants de l'AJEL veulent participer à redorer le blason. « Ce secteur de Luxeuil, avec ses 2.000 habitants, n'est pas un habitat en ruine et malfamé mais au contraire un endroit où la vie et les initiatives envers les enfants, les jeunes, les adultes sont omniprésentes », a rappelé Mohamed Benchagra, avant de s'inquiéter des réductions de certaines lignes budgétaires dévolues au travail sur le terrain et espérer que l'AJEL soit épargnée par le phénomène. Par ailleurs, il lancera : « nous comptons beaucoup sur l'Etat car pour qu'un jeune réussisse et applique pleinement sa citoyenneté, certains cancers comme la discrimination à l'emploi, au logement, et autres doivent être combattus. Sinon, une partie du travail que nous accomplissons ne portera pas ses fruits. » Message entendu par le sous-préfet qui a réitéré son soutien aux projets de l'association, de la même façon que l'a fait le maire. Tous deux s'accordant également à déclarer que seront sévèrement punis les auteurs de délits et incivilités, par ailleurs coupables de créer ainsi un amalgame regrettable entre la minorité qu'ils constituent et les jeunes désireux d'apporter une part positive à la communauté.
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