Bannière
Bataille pour l'emploi PDF Imprimer Envoyer
 
 
La ministre déléguée à la Cohésion sociale et à la Parité a placé sa visite d'hier
sous le signe de la lutte contre le chômage. Pour cela, un outil qu'elle a dû défendre : le CPE.
 
 
 
 
 
 
 
 
 Entorse au programme de la ministre déléguée à la Cohésion sociale et à la Parité,
hier matin : une délégation de lycéens opposés au CPE a été reçue en sous-préfecture de Lure par Catherine Vautrin.

L'Association des jeunes espoirs luxoviens (AJEL) a pu rendre compte de son action sur le terrain.

L'emploi avant tout : s'il fallait résumer en une formule le déplacement hier en Haute-Saône de Catherine Vautrin, ministre déléguée à la Cohésion sociale et à la Parité, celle-ci pourrait convenir. Chez Dumeste, à Luxeuil, la ministre a rencontré les salariés de l'usine promise à la fermeture en juillet prochain (lire ci-dessous). Elle a ensuite échangé avec les responsables de l'Association des jeunes espoirs luxoviens (AJEL), active au Messier et impliquée dans un programme en faveur de l'emploi des jeunes. En sous-préfecture de Lure, où étaient réunis les acteurs du plan de cohésion sociale mis en place par Jean-Louis Borloo, elle a écouté les uns et les autres soulever les points à améliorer pour que le dispositif devienne plus efficace. Mais l'actualité est aussi venue perturber quelque peu le programme de la journée. Devant la sous-préfecture de Lure, un petit groupe de lycéens attendait l'arrivée de la ministre pour dire son opposition au Contrat première embauche (CPE). Catherine Vautrin a accepté de recevoir une délégation de manifestants pour engager le dialogue. « C'était un peu stérile, mais on a été entendus, ce qui est déjà une bonne chose », commentait hier après-midi une lycéenne. En fait, la ministre déléguée a surtout défendu bec et ongles la position du gouvernement sur le texte aujourd'hui contesté. Aux manifestants qui dénonçaient la précarité et la flexibilité instituées par le CPE, Catherine Vautrin a répondu : « La précarité, c'est ce qui existe aujourd'hui pour les jeunes qui ne trouvent pas de travail. Le CPE est un outil qui doit leur mettre le pied à l'étrier, leur permettre d'acquérir une première expérience professionnelle. Il débouche, au bout d'un mois seulement, sur un droit à la formation. En cas d'interruption du contrat, un accompagnement financier est prévu. Mais il ne faut pas croire que les employeurs embauchent pour le plaisir de licencier : ce qu'ils veulent, c'est trouver des salariés compétents, et ils ne forment pas les gens pour s'en séparer. » Ce discours, la ministre l'avait déjà tenu dans les locaux de l'AJEL. L'association du Messier qu'elle a accepté de rencontrer s'engage dans une opération destinée à faciliter l'accès des jeunes à l'emploi. « Ils font le constat d'une discrimination à l'embauche, et des attentes existent aussi dans le domaine de la formation, a résumé le sous-préfet de Lure Jacques Destouches. Actuellement, nous sommes dans une phase d'identification des besoins. Le but est d'associer un maximum de partenaires. Une des idées, c'est de mettre en place des rencontres entre les entreprises et les jeunes, car les deux mondes ne se connaissent pas. » Une initiative que la ministre n'a pu qu'apprécier.

Guillaume Minaux
Mise à jour le Dimanche, 23 Novembre 2008 14:53
 
Jeudi 11 Mars 2010
logo54.png
Nous avons 1 invité en ligne
firefox.png
Copyright © 2010 MJC-LUXEUIL. Tous droits réservés.
Affiliation Fédération Francaise des Maisons des Jeunes et de la Culture.
mod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_counter
mod_vvisit_counterAujourd'hui15
mod_vvisit_counterHier117
mod_vvisit_counterCette semaine347
mod_vvisit_counterCe mois-ci1200