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Après une décennie d'existence, l'Ajel montre plus que jamais l'utilité de son action. Exceptionnellement, c'est une maigre assistance qui a pris part à l'assemblée de l'Association des jeunes espoirs luxoviens (Ajel). Est-ce parce que la réunion se déroulait, pour cette fois, en mairie plutôt que dans le local dont l'Ajel dispose sous la chapelle du Messier ? Au vu du bilan d'activité, on sait, en tout cas, que ce n'est pas lié à un quelconque désintérêt de la part des adhérents pour les propositions offertes tout au long de l'année. « Il reste à faire » S'il reste des sceptiques quant au bien-fondé d'une structure telle que celle-ci, ils pourront toujours refaire la route à l'envers et prendre la mesure de ce qui a été accompli durant les dix années d'existence de l'association, dans son rôle « cadrant » et dans l'énergie déployée en matière d'accueil, d'aide, d'animations. « Nous fêterons cet anniversaire dans la modestie car il reste de nombreuses actions à mettre en place et à développer », a cependant tempéré Mohamed Benchagra, le directeur, rappelant que l'un des objectifs de l'association, concernant le Messier, vise à « instaurer une dynamique sur le quartier, faire en sorte que les gens se rencontrent afin de mieux se connaître, se reconnaître dans leur environnement ». Un but atteint à de nombreuses reprises, notamment par la participation à l'organisation de l'exposition « Messier » du mois de mai, à « immeubles en fête », à la fête de quartier, etc. Quant au centre de loisirs, il comptabilise, pour l'année 2005, pas moins de 3.432 « journées enfants » et il apparaît que plus de 300 personnes de tous âges ont pris part aux diverses activités proposées par l'AJEL. Lutter contre la discrimination
L'exercice écoulé aura été marqué de points saillants dont la participation de quelques adhérents au film « Indigènes », primé à Cannes, depuis, ou la rencontre, à Paris, avec Azouz Begag, le ministre délégué à la Promotion de l'égalité des chances. Autre temps fort : la visite de Catherine Vautrin, ministre déléguée à la Cohésion sociale, dont le passage avait d'ailleurs été marqué par la promesse d'une mise à disposition d'un salarié en qualité d'adulte-relais. Il semble cependant que le dossier n'ait guère avancé... Pas de quoi remettre en question la marche en avant de l'Ajel qui a déjà de nombreux projets en préparation parmi lesquels des travaux d'intérieur et d'extérieur dont le financement sera couvert par une dotation d'équipement. L'association tiendra également à poursuivre le travail accompli, avec différents partenaires, contre la discrimination à l'emploi. L'occasion pour le maire, Michel Gabillot, de faire remarquer que « ceux qui ont le courage de prendre leurs responsabilités réussissent et un des bons exemples réside dans le parcours effectué par les fondateurs de l'Ajel. » De son côté, le député Michel Raison, réaffirmait son engagement dans l'opération « coup de pouce », encourageant les jeunes en ces termes : « Renforcez-vous bien, on a besoin de vous. »
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