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L'AJEL s'est impliquée dans la décoration du quartier du Mont Valot, en fête ce dimanche.
L'association des jeunes espoirs luxoviens (AJEL) ne cesse d'aller de l'avant en multipliant activités et projets. Sorties et visites en tous genres, participation à diverses manifestations locales, co-organisation d'animations au quartier Messier... l'AJEL ne reste pas les bras croisés. En témoignent d'ailleurs l'augmentation des adhérents, de 113 à 146 en 2006, et des « journées enfants », qui concernent en fait les 12-17 ans, passées à 4.356.
Pas question pour autant de s'endormir sur ses lauriers. « Notre objectif est de réunir d'ici deux ans deux cents adhérents... pour « offrir à tous les jeunes une réelle égalité des chances dans le domaine des loisirs », indiquait Mohamed Benchagra, le directeur, lors de la dernière assemblée générale. Bel exemple de dynamisme que cette association, « portée voilà dix ans par une poignée de jeunes », qui repose sur « la responsabilité, l'engagement associatif, et l'espoir d'épanouissement individuel et collectif ».
Noble et fructueux dessein, à condition que « les modes de consommation sociétale ne prennent pas le dessus sur l'initiative, l'entraide et la solidarité ». Les responsables sont vigilants ! Il faut dire que ce ne sont plus des gamins. Bon nombre d'entre eux ont la trentaine bien sonnée. Ce sont souvent les mêmes qui étaient là il y a dix ans. La tranche 25-30 ans est d'ailleurs maintenant la plus importante au sein de l'AJEL, devenue en dix ans une solide association de quartier, qui propose de multiples distractions.
Tout en continuant à cadrer les plus jeunes.
Une charte de la diversité Le grand projet porté depuis un an par l'AJEL, en collaboration avec l'UJEL, son homologue de Saint-Loup, c'est l'élaboration d'une charte de la diversité dans les entreprises privées et établissements publics du secteur.
L'idée est partie d'un exemple de discrimination à l'embauche dans une entreprise de Froideconche. Un jeune diplômé (bac + 3), qui correspondait au poste demandé, se l'était vu refuser à cause de son nom. Il avait alors renvoyé un Cv avec un nom français, et s'était vu proposer un entretien dans la journée. La supercherie a été découverte, et depuis, ce jeune a trouvé un job dans une grande ville.
« On est allé à la sous-préfecture de Mulhouse voir ce qui se fait là-bas, et on s'est mis au travail », explique Mohamed Benchagra. « Le principe consiste à recenser, par l'intermédiaire d'organismes comme l'ANPE, le Medef, la CGPME... toutes les entreprises et collectivités prêtes à accepter non seulement un employé, mais également des stagiaires dans le cadre de leur scolarité, et à s'engager dans des parrainages à la création d'entreprise. Quels que soient leur origine, leur sexe, voire leur handicap ». La Mission locale étant l'interlocuteur unique des jeunes.
Une démarche sur laquelle ils fondent de grands espoirs, et qui devrait aboutir prochainement.
Composition du bureau. Président : Halem Bouchaïr ; vice-président : François Coulin ; trésorier : Rachid Bouhroura ; adjoint : Abdelkader Bessahraoui ; secrétaire : Sabrina Villard ; adjoint : Fahrid Essahli.
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