Une douzaine de filles et garçons, emmenés par le directeur Mohamed Benchagra, étaient les hôtes de Michel Raison.
Hier, au Palais Bourbon, des jeunes de l'AJEL devaient débattre de l'emploi avec Laurent Wauquiez. Finalement, c'est Alain Joyandet qui les a reçus. On vient à peine de traverser la salle des fêtes, la salle des pas perdus, que le groupe pénètre dans celle des Marianne où se trouve «à côté le bureau de poste où est traité quotidiennement l'équivalent du courrier d'une ville de 40.000 habitants» . A peine le temps de quitter le Palais Bourbon qu'on s'engouffre dans l'hôtel de Lassay. Décors royaux, dorures, bouquets de fleurs princiers de «18 kilos et d'un mètre de diamètre». Hier, c'était une journée un peu particulière qui était organisée pour des jeunes de la Mission Locale Lure-Luxeuil et de l'Association Jeunes Espoir de Luxeuil (AJEL). En effet, dans le cadre d'un projet de découverte citoyenne s'inscrivant dans le CUCS et de l'opération «Coup de pouce à l'emploi», une douzaine de filles et garçons emmenés par le directeur Mohamed Benchagra, étaient les hôtes de Michel Raison député maire de la cité thermale qui leur avait concocté une journée à Paris pour découvrir l'Assemblée Nationale. Avec cerise sur le gâteau : une rencontre avec Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat chargé de l'Emploi. Mais au grand dam de Michel Raison, du directeur de l'association et des jeunes dont Lindsay, Océane, Zakaria, Laétitia, Romain, Youssef,... le secrétaire d'Etat n'a pu honorer le rendez-vous, « ce dernier devant se rendre aux obsèques de Sœur Emmanuelle ». Grande déception donc comme le confie Mohamed Benchagra, car «c'était une occasion rêvée d'échanger avec lui sur la question de l'emploi sur le bassin luxovien. Et de lui faire part des difficultés que nos jeunes rencontrent. De cet échange on espérait que quelques pistes auraient émergé ». Finalement, c'est Alain Joyandet, secrétaire d'Etat aux Affaires Etrangères qui l'a remplacé au pied levé. « En Haute-Saône, vous avez la chance d'avoir des députés qui bossent. Soyez fiers car le vôtre vous respecte. C'est un homme très actif qui fait remonter à Paris ce qu'il entend dans sa circonscription ». Poursuivant : « Au sein des affaires économiques Michel Raison est un des piliers de la commission », a-t-il précisé à tous les participants de ce voyage, auquel s'étaient joints d'anciens maires et des membres de l'association luxovienne d'échanges inter-migrants. Puis Alain Joyandet ne pouvait occulter de son discours : la politique du gouvernement. Dont « les 60 réformes votées depuis l'élection de Nicolas Sarkozy. Que ce soit dans le domaine de la défiscalisation, de la sécurité, l'université qui devient indépendante... Jamais on a autant réformé et aussi vite en 50 ans ». Au chapitre de la «situation économique que l'on n'avait pas prévu», on voit bien ce qui se passe sur le plan planétaire. Tout le monde salue l'initiative de la France et du chef de l'Etat pour revisiter nos institutions internationalespour faire en sorte que l'économie se remette à l'endroit ; que le capitalisme redevienne ce qu'il était avant, c'est-à-dire dans l'intérêt des individus ». Il ne faut pas se voiler la face «la crise financière n'est pas derrière nous, il y aura encore des soubresauts ». Et le ministre de terminer son intervention en rappelant qu'au niveau local « nous travaillons en équipe sur nos dossiers du département. On s'additionne, on ne se soustrait pas ». Que ce soit sur les dossiers routes «dont la RN 19 où il faudra obtenir un certain nombre de choses», rail avec « le TGV qui va beaucoup bouleverser la ligne 4 pour laquelle il faudra trouver un certain nombre de solutions...».
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